le chemin de la vie

La vie apporte son lot de réjouissances et de drames et c’est souvent le désir qui nous raccroche à la vie qui nous aide à croire en la vie, qui nous mène sur le chemin de la réparation.
L’écriture subtil et juste de Pete Fromm nous embarque en douceur avec évidence, curiosité et empathie dans la vie de ses personnages.
C’est sa force, celle de chaque fois nous faire chavirer le coeur sans nous noyer !
La vie en chantier est une beauté!

Toutes les filles en fuite

Dans ce roman très intense porté par une écriture vive comme la fuite,
Edna O’Brien nous glisse dans la peau de cette jeune femme victime des hommes, de la folie religieuse, de la tentation de toute puissance d’une mère.
Les années passent et la violence faites aux femmes s’intensifie, malgrè une parole plus liberée et un activisme de plus en plus répandu, soutenir et lire le roman d’Edna O’Brien est une nécéssité !

L’autre ce père

savoir dire la mort du père et raconter ce qu’il a été tout en ne trahissant pas la réalité de la relation, de la filiation, de la ressemblance…. c’est tout un art.
retranscrire sans pathos et avec humour ces moments inouïs qui jalonnent la perte du géniteur.
Anne Pauly écrit comme on respire et c’est désarmant de justesse.

Le corps puissant

La vulnérabilité et la force du corps des femmes se joignent puissamment dans ce texte rythmé de justesse et de réalité.
Le corps d’après celui de l’enfantement, celui du désir, celui de l’enfant qui refuse le creux sociétal.
Sous la tension, la peur, la douleur, le sang il y a l’espoir de se rencontrer soi.
Un premier roman politique porté par une écriture haletante et onirique !

Le goût de soi chez l’autre

Agathe a perdu le goût de vivre et la peur l’emprisonne.
En confiant sa vulnérabilité à son psychanalyste en fin de carrière elle lui insuffle le goût des autres et le désir de s’accomplir.
Petit bijou littéraire solaire, le roman d’Anne Cathrine Bomann est un antidote au désepoir d’une subtilité désarmante.
Avec une écriture limpide et délicate l’auteure imprime en nous la certitude que rien ne vaut plus le coup que d’aller vers les autres pour parcourir le chemin serein de la vie.

Coeur à lire

Alexie Morin nous invite à ouvrir notre coeur et livre un récit intime sur la difficulté d’être soi et le décalage entre ce que l’on devient et de ce que l’on croit être. La vulnérabilté est le juste medium pour aller vers nos souvenirs et ceux que nous construisons…et raconter les ombres de soi.

  • Prix des Libraires du Quebec 2019

QUERELLE A LA VIE….

Le talent c’est diffracter la réalité à coup de lyrisme.
Kevin Lambert l’a assurément.
Une histoire de grève si banale qu’elle rend extraordinaire la force et energie morbide (du désespoir) de ses personnages.
Là où Querelle cristallise la peur, la honte et les mensonges à soi de tout un chacun, Kevin Lambert brode à petits points la langue muselée du désir.
Avec ce roman il nous offre matière à pétrir le réel avec une écriture d’une vitalité exceptionnelle et d’une intense beauté.

Ecrire à nouveau ou ne jamais cesser

Il y a des signes ….

Alors que j’égare souvent les mots que je fais sur les livres à la librairie j’ai décidé la semaine dernière de les prendre en photo ( pour ne pas à avoir me creuser la tête et trouver le BON mot en cas d’égarement) et j’en ai fait une story sur instagram, autant partager mes coups de coeur!

En ce moment c’est le début de la rentrée littéraire en librairie car nous recevons tous (ceux qui nous touchent et ceux dont on ne sait encore rien) les services de presse des livres qui paraîtront en septembre, nous rencontrons les éditeurs, nous parlons avec les relations libraires, avec les représentants, et nous tentons de ne pas avoir le vertige.

Il y a deux ans quand je suis revenue travailler au Quai des Brumes en littérature, tout cela m’a fichu la frousse, allais-je être à la hauteur?

Et puis j’ai réussi à force de retours positifs de la part des lecteurs et les encouragements de mes patrons, à ne plus douter de ma légitimité dans ce rayon, après avoir été libraire jeunesse et BD pendant 6 ans .

Cette année j’ai littéralement pris mon envol, je lis ce qui me plait et tant pis si je vais à contre courant des actualités, tant mieux aussi si je touche de temps en temps aussi un public plus vaste, bref je fais mon mélange et je me sens épanouie dans mon métier.

Je viens d’une famille où on a toujours écris, ma mère et ma grand mère maternelle écrivaient de la poésie, mon père poète aussi et mon grand père paternel, lui couchait sur le papier ses récit de voyages, les conférences auxquelles ils assistait, un de mes frères écrit de la musique et l’autre a un certain talent pour les slams d’enterrement et d’anniversaire.

Et moi? j’ai une dizaine de carnets qui resteront illisibles pour le commun des mortels, ce blog que j’avais débuté il y a quelques années quand j’étais au chômage. En cherchant des chroniques de livres ,pour faire des mots sur des poches que je remet en avant pour cet été à la librairie, je me suis relue et ça m’a plu.

Cela devrait être suffisant pour me convaincre de continuer à écrire, non?

Ce soir en lisant l’article de mon amie Wafa sur la légitimité…

J’ai compris quelque chose de fondamental.

Je te laisse lire son article, parce que si il y a quelqu’un qui m’a donné envie de m’y remettre c’est bien Wafa ❤

Bref j’écris et j’aime ça

(je te détaille pas l’alignement de planètes qui a éveillé en moi l’idée que je m’offre un ordi portable pour faire ce que je veux quand je veux où je veux)

Je suis ma mère ;-)

En écoutant le podcast @balancetapeur avec @mai_hua il y a plusieurs pensées dans lesquelles je me suis retrouvée et une qui m’a littéralement retournée.
Être son propre parent. (Je te laisse écouter le dit podcast). J’imagine que ça ne se fait pas en une fois 🤣. Je suppose que certains contextes nous éclairent plus que d’autres.
Je crois que l’absence d’un parent puis leur mort peu finalement aider.
Là où j’ai longtemps ressenti une injustice à ne pas avoir de relation avec mon père (à qui je ressemble tant) et à avoir perdue ma mère (avec qui je partageait tant) juste avant de le devenir, je viens de comprendre que ces moments là de ma vie sont les sillons de cette auto-parentalité.
Bien sûr je reste la fille de Catherine et Jean-Ber mais les référents ont disparus et ça m’a fait baliser pendant longtemps.

Personne auprès de qui faire valider tes choix, partager tes doutes, remettre en cause une transmission, miroiter ta vieillesse.

Et alors ?
Ça peut être vertigineux et épuisant et ça l’a été.
Longtemps. Trop.

Mais en fait c’est l’inverse.
C’est clair, sans surprises, c’est toi qui décide.
Quand tu es hypersensible (@miss_labaume 💪) la prise de conscience et l’acceptation est longue mais je crois que c’est ce chemin là qui m’aidera à me libérer et ou à accepter mes peurs et m’aidera à croire en moi et en ma qualité de parents pour moi et mes enfants.
Donc je décide de porter le semainier de ma mère parce que j’ai toujours aimé la musique qu’il fait, pas parce que je pense qu’elle veille sur moi.

LE BEAT PARFAIT+ la RDA+LE BAISEUR DE POULES

Ou comment la musique suspend le temps!
la quête du Maître de musique pour interpréter le Beat parfait se mue en un travelling à Berlin Ouest, juste avant la chute du mur.
On se régale de la prose tantôt gouailleuse, tantôt lyrique de Paul Beatty.
Un très bel hommage au Funk mais surtout à ceux qui font la musique, ceux qui l’écoutent, ceux qui la vivent!